Naturopathie

Comment gérer notre colère ?

La colère fait partie des émotions au même titre que la joie, la tristesse, la peur, la surprise, le dégoût.

Une émotion est tout à fait normale et physiologique, C’est une réaction immédiate et spontanée à une situation. Notre corps réagit de façon automatique à cette situation, en fonction du référentiel des expériences qu’il a déjà vécues. En général, le ressenti d’une émotion est assez bref. elle passe en maximum 2 minutes. Mais très souvent, notre cerveau, ou notre égo qui veut tout contrôler, chope cette émotion, s’accroche à elle et refuse de la laisser partir. Il la transforme en sentiment. On se met alors à ressasser, à tourner en boucle sur ce qui vient de se passer.

Ceci est vrai pour toutes les émotions, y compris la joie. Parfois, on s’accroche au souvenir d’un évènement joyeux, juste pour la sensation de bien être que ça nous procure. Alors c’est vrai que c’est souvent moins problématique que d’éprouver des sentiments tels que la colère ou le doute, mais, ça peut le devenir lorsque l’on se contente de vivre dans le passé et qu’on ne profite plus des moments présents. C’est ce qu’on appelle la nostalgie.

Bref, ressentir de la colère face à une situation n’est rien d’autre qu’un signal, envoyé par le corps, pour nous dire que cette situation est contraire à nos valeurs. C’est un message et il est important de l’écouter, de le noter, d’en prendre conscience. C’est ce qui va nous permettre, ensuite, de mettre en place des actions pour éviter de revivre la même situation. Mais cela se fera dans un 2ème temps, une fois l’émotion passée. En effet, vous conviendrez aisément, qu’il est difficile de réfléchir sereinement lorsque l’on est en train de vivre l’émotion.

Comment gérer ma colère ?

Mais comment faire pour, justement, ne plus s’accrocher à nos émotions, et en particulier à notre colère ?

En théorie c’est super simple ! Il suffit d’accueillir cette colère. On en prend conscience, on l’accepte, puisqu’elle est bénéfique pour nous, on peut noter le message qu’elle nous transmet, puis on la laisse partir pour pouvoir continuer à vivre.

Je suis d’accord, en pratique, c’est souvent beaucoup plus compliqué. Cela demande énormément d’entrainement, de la persévérance car on n’y arrive jamais du premier coup. Et parfois, même quand on y arrive plutôt bien, il survient une situation qui nous amène une très très grosse colère et on repart dans notre ressassement mental. Ce n’est pas grave, c’est vraiment en expérimentant, en prenant conscience de nos réactions que l’on va pouvoir s’améliorer.

Comme pour toutes les émotions, la respiration peut vous aider à faire redescendre la pression en attendant que ça passe. Respirer calmement, profondément en gonflant le ventre à l’inspiration et en le rentrant à l’expiration. Compter si possible, 2 fois plus de temps en expirant qu’en inspirant. Par exemple, vous inspirez sur 3 temps et expirez sur 6 temps. Au bout de quelques respirations, vous devriez vous sentir mieux. Lorsque c’est possible, mais ce n’est pas toujours facile, éloignez vous un moment de la situation ou de la personne qui a provoqué cette colère, en allant aux toilettes ou en sortant dehors prendre l’air. En fonction de la confiance et de la relation avec les personnes qui sont avec vous, vous pouvez également exprimer que vous ressentez de la colère et que vous avez besoin de prendre un moment pour vous, le temps que ça passe.

Dans certains cas, on peut avoir une fausse impression de bien gérer cette colère, de la canaliser. Mais ce n’est pas forcément mieux, si cette colère reste à l’intérieur, si vous la refusez ou si vous la niez.

Si vous posez la question aux personnes qui me connaissent, ils vous répondront que je ne suis pas quelqu’un de colérique. C’est ce que j’aurais également dit de moi, il y a quelques années. Et pourtant, j’ai au fond de moi une personnalité très en colère. Mais c’était tellement inconfortable pour moi d’exprimer cette colère, au risque de me faire remarquer, de ne plus être aimée, que j’ai enfermée cette partie de moi à double tour, tout au fond de ma cave intérieure. Or, ce n’est jamais une solution. Une émotion a, avant tout, besoin de s’exprimer. Sinon, on dit qu’elle s’imprime dans le corps et va laisser des traces sous formes de troubles, de maladie. Il y a quelques moi, j’ai ressorti ma jeune fille en colère de sa cave et j’essaye au maximum d’écouter quand elle me parle, de prendre en compte ses messages.

Quelques solutions pour travailler cette colère

Si vous êtes très souvent sujet à la colère, si vous sentez que c’est presque devenu une caractéristique chez vous, il y a également des choses à travailler sur le long terme, pour éviter que cette colère ne vous assaille n’importe quand, et, en particulier, quand ce n’est pas le bon moment.

Fleurs de Bach : Holly (le houx)

Le houx est la fleur de Bach associée à la colère, à la haine. Si vous vous mettez très souvent en colère, il peut être intéressant de faire une cure de cette fleur, pendant 3 semaines (à renouveler en fonction des résultats).

Les Fleurs de bach s’achètent en magasin bio ou dans certaines pharmacies. Vous pouvez prendre 4 gouttes de la fleur de Bach Holly, 4 fois par jour, directement sous la langue ou dans un peu d’eau, en prenant soin de les garder en bouche 1 à 2 minutes, avant de l’avaler.

Travailler sur le foie

Le foie est l’organe associé à la colère. De manière général, il va métaboliser toutes nos émotions, mais de façon encore plus importante pour la colère.

Donc, si vous ressentez souvent de la colère, il y a des risques que votre foie soit fatigué. Or un foie fatigué ne vous aidera pas à bien accueillir votre colère. C’est un cercle vicieux. C’est pourquoi prendre des plantes qui vont venir soutenir et stimuler le foie va être une très bonne idée. D’une manière générale, le goût amer va venir stimuler le foie donc vous pouvez déjà ajouter à votre alimentation des aliments amers, tels que les endives, les choux, les radis, l’artichaut, le pamplemousse, le romarin, le thym.

J’aime bien conseiller le romarin pour prendre soin du foie (je trouve que l’artichaut a vraiment trop mauvais goût mais si vous voulez tester, c’est également une plante du foie). Il peut se prendre sous différentes formes :

  • au quotidien, en infusion : une tasse par jour, voire plus si vous avez eu beaucoup d’émotions.
  • sous forme de cure de 3 semaines, en gemmothérapie ou en teinture mère (voir la posologie indiquée par le laboratoire)

Attention toutefois, il est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants de moins de 12 ans, aux personnes ayant des calculs biliaires ou sous traitements anti-coagulants ou à base de lithium. Bien sûr, il n’ y a pas de contre-indications à en mettre sous formes d’épices dans vos plats.

Comprendre l’origine de la colère

Comme nous l’avons vu précédemment, l’émotion vient nous délivrer un message. Et dans le cas de la colère, elle nous indique que la situation ne respecte pas nos valeurs.

Il va donc être tout à fait bénéfique de revenir sur ce qui nous a mis en colère, de comprendre en quoi cela ne respecte pas nos valeurs. Nous pourrons ainsi essayer d’éviter que ce genre de situation recommence.

Nous pouvons, en outre, chercher à décrypter pourquoi cette valeur est importante pour nous, quelle besoin elle vient combler. Et, très souvent, nos valeurs sont liées à nos blessures (cf l’article sur le livre de Lise Bourbeau “Les 5 blessures qui nous empêchent d’être nous même”). Or comprendre nos blessures est un excellent moyen de stopper les schémas répétitifs de notre vie et d’aller vers du mieux être. Cela représente tout un chemin d’introspection sur lequel il peut parfois être nécessaire d’être accompagné.

Si vous souhaitez être accompagnée dans la gestion de votre colère, n’hésitez pas à me contacter !

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