On poursuit notre série sur le stress. Après ça, j’espère que vous allez êtes toute zen 🤗.
Nous avons donc vus ensemble :
- la physiologie du stress, qu’est ce qui se passe concrètement dans notre corps en situation de stress
- l’alimentation antistress, ou comment notre alimentation peut nous apporter les ressources nécessaires pour faire face au stress que l’on subit.
D’ailleurs, je t’invite à lire ces articles, si tu ne l’as pas déjà fait, avant de poursuivre notre périple dans le monde du stress.
Maintenant, nous allons nous intéresser aux plantes qui peuvent nous accompagner et nous être très utiles, lorsque nous traversons une période de stress. J’ai classé ces plantes en 3 catégories, qui ne vont pas répondre tout à fait aux mêmes besoins :
- les plantes adaptogènes : elles viennent nous aider à faire face à un changement dans notre vie.
- les plantes apaisantes : comme leur nom l’indique fort bien, elles vont apaiser un état agité, des tensions, des crispations liées au stress
- et, au contraire, les plantes plutôt boostantes lorsque le stress provoque en nous un état léthargique ou en tout cas, nous bloque dans l’action.
Aujourd’hui, nous allons aborder les plantes adaptogènes, qui sont vraiment des outils de choix dans la gestion du stress.
Dans un prochain article, nous verrons les autres plantes, qui peuvent, pour la plupart, se consommer également en infusion, en teinture mère ou même en gélule. Mais, moi, j’aime beaucoup les utiliser en huiles essentielles, à la fois pour leurs propriétés physiques mais aussi pour leurs propriétés psycho-émotionnelles qui peuvent faire des merveilles au niveau du stress.
Alors, voyons donc quelles sont ces plantes adaptogènes et comment elles vont nous aider face au changement ?
N’importe que changement dans notre vie, même s’il est voulu, attendu et se passe dans la joie, est une source de stress pour notre corps.
Une bonne partie de nos actions se font en mode automatique. C’est ce qui nous permet de gagner en efficacité et surtout en énergie. C’est tout l’intérêt de mettre en place des routines dans notre vie. En effet, les routines nous font fonctionner dans ce mode automatique, qui est rassurant pour notre corps et notre mental.
Or lorsque l’on met en place un changement dans notre vie, ce mode automatique, il ne peut plus fonctionner. Il va y avoir toute une phase, pendant laquelle il va falloir se réhabituer à de nouvelles routines. Cette phase sera plus ou moins longue, selon les changements et, surtout, selon notre capacité à accepter le changement.
Prenons un exemple de changement. Tous les matins, je vais conduire ma fille à l’école. Je connais le chemin par coeur, je sais le temps qu’il me faut pour y aller. Je connais même la majorité des personnes que je vais rencontrer sur le chemin. C’est une action ultra facile pour moi, à laquelle je ne réfléchis même pas, sauf peut-être pour faire un peu attention à l’heure de départ. Et encore, si c’est bien ancré dans ma routine de préparation du matin, en général je suis prête à l’heure à laquelle nous devons partir.
Si je déménage, on est d’accord que mes repères ne sont plus là. Il faut que je mémorise le nouveau chemin, que j’enregistre mon temps de trajet pour être sûre de ne pas être en retard, que je fasse attention à ces nouvelles personnes que je rencontre (moi qui ne suis pas du tout physionomiste, c’est par exemple, une grande source de stress parce que je ne sais jamais si c’est quelqu’un que j’ai déjà rencontré ou pas). Et tous ces petits changements mis bout à bout vont entrainer une dépense supplémentaire d’énergie, en terme de réflexion et d’attention, et finalement du stress, car mon corps va devoir s’adapter en permanence à ces nouveaux repères. Bien évidemment, au bout de quelques temps, ces nouvelles actions vont redevenir des habitudes et mon stress va s’apaiser mais, en attendant, on peut venir soutenir un peu notre organisme pour ne pas puiser complètement dans nos réserves d’énergies, ainsi que de nutriments qui, on l’a vu dans le 1er article sur la physiologie sont essentiels dans notre réponse au stress.
Alors, on n’est d’accord qu’il y a différents degrés dans les changements. Un déménagement, c’est effectivement un grand changement. Et là, j’ai pris un exemple de “petite” routine qui est bouleversée mais si on cumule toutes les “petites” routines qui sont modifiées lors d’un déménagement, ça finit, quand même; par être très impactant. Et encore une fois, même dans le cas ou ce déménagement était choisi, voulu. S’il s’agit d’un changement non souhaité, notre capacité à accepter ce changement peut être un peu mise à mal, ce qui va le plus souvent allonger cette phase de réadaptation, et donc augmenter la période de stress.
Heureusement, il existe de nombreuses plantes qui nous permettent de passer un cap, de surmonter un changement dans notre vie, bref qui vont nous aider à nous adapter à une nouvelle situation.
Je me suis fait la réflexion une fois, que chaque civilisation, ou chaque zone du globe avait identifié une plante qui permettait de s’adapter à ces changements. C’est pour moi un signe que c’est une problématique suffisamment importante dans notre vie, pour que toutes les tribus ancestrales aient eu besoin de ce genre de plantes dans leur pharmacopée naturelle. C’est pourquoi, j’avais envie de t’en parler ici.
Alors parmi ces plantes, les plus connues sont :
- la rhodiole, très utilisée par les Vikings
- le ginseng, plante réputée de la pharmacopée chinoise
- la maca, plante sacrée d’Amérique du Sud
- l’ashwagandha, plante adaptogène de la médecine ayurvédique, en Inde.
La rhodiole

C’est une plante particulièrement intéressante lorsque l’on sait que l’on va être confronté à une situation stressante, que l’on peut la prévoir. C’est par exemple le cas lorsque l’on doit passer un examen, dans le cas d’un déménagement également, d’un mariage, tous les évènements qui viennent perturber notre vie et que l’on peut prévoir.
Conseils d’utilisations
L’idéal va alors être de la prendre 1 semaine avant cet évènement stressant. Elle ne doit pas être prise en continu ou sur une longue durée mais plutôt en cure de 3 semaines.
On peut la prendre sous différentes formes :
En infusion : 10g de racines séchées et râpées pour 1L d’eau. Faire bouillir pendant 5 minutes puis laisser Infuser 10 minutes. Filtrer puis boire toute la journée (avant 17 h) En teinture mère : 30g dans un peu d’eau matin et midi En extrait sec : voir posologie du laboratoire
Précautions d’emploi
Elle est déconseillée :
- Aux femmes enceintes et allaitantes,
- Aux enfants de moins de 12 ans
- en cas de maladie rénales, de cirrhose
- Aux personnes bipolaires développant des épisodes maniaques lors de la prise d’antidépresseurs
Elle est à prendre avec précaution chez les diabétiques, en cas de contraceptif oral, de traitement antidépresseurs ou antibiotiques.
Le ginseng

Le ginseng est une plante très importante dans la pharmacopée chinoise. Son nom latin Panax ginseng, vient d’ailleurs d’un mot grec qui signifie “remède à tous les mots” et qui a donnée la panacée. Pendant très longtemps, il a été réservé aux empereurs chinois qui s’en servaient comme fortifiant et comme stimulant.
Conseils d’utilisations
En décoction : 1 cm de racine pour 20 cL d’eau froide. Faire bouillir 5 minutes, couvrir puis laisser infuser 10 minutes. Filtrer. Boire 2 tasses par jour En gélule : voir posologie du laboratoire En extrait hydroalcoolique : 30 gouttes dans un peu d’eau matin et midi En poudre : une pointe de couteau sous la langue tous les matins Possibilité également de macher 1 cm de racine directement, plutôt le matin
Précautions d’emploi
Il est déconseillé :
- Aux femmes enceintes et allaitantes
- Aux enfants de moins de 15 ans
- En cas de psychose, d’antécédents de cancers hormonodépendants
- En cas de traitements antidiabétiques oraux, anticoagulants, antithrombotiques, neuroleptiques, triptans, digitaline, inhibiteurs de la monoamine oxydase, traitement thyroïdiens.
Il est recommandé de ne pas cumuler avec d’autres plantes stimulantes.
La maca

La maca fait partie de la même famille que les choux et les radis, dont on a vu qu’ils étaient aussi très intéressant dans la gestion du stress.
Même s’il ne fait pas partie de la même famille, on l’appelle aussi ginseng péruvien car ses propriétés sont très similaires. C’est un véritable coup de fouet !
Conseils d’utilisations
En gélule : voir posologie du laboratoire En poudre : 1 cuillérée à café le matin dans du jus de fruit ou une compote En infusion : Mettre 1 cuillérée à café de poudre de maca dans une tasse d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes. Filtrer. Boire 2 à 3 tasses par jour.
Précautions d’emploi
Elle est contre-indiquée aux personnes ayant des antécédents de cancers hormonodépendants ou en cas de traitements contre l’hypertension artérielle.
L’ashwagandha

On le nomme également ginseng indien, là encore sans aucun lien de famille, mais simplement de par ses propriétés d’adaptation aux situations de stress.
Son nom latin, Whitania somnifera, fait, quant à lui, référence à sa capacité à induire le sommeil.
En effet, un des principaux intérêts de l’ashwagandha est d’être à la fois :
- fortifiante, c’est à dire qu’elle va favoriser notre adaptation au stress
- et relaxante. Elle va ainsi favoriser un bon sommeil récupérateur.
Elle est alors idéale lorsque des problèmes d’insomnies viennent accompagner le stress.
Conseils d’utilisations
En cure de 3 semaines renouvelable après une semaine de pause.
En décoction : 2 g de racines dans 200 mL d’eau froide. Faire bouillir pendant 10 minutes à couvert, puis laisser infuser 10 minutes supplémentaires. Filtrer. Boire entre 2 et 3 tasses par jour. En gélule : Voir posologie du laboratoire
Précautions d’emploi
Elle est déconseillée :
- Aux femmes enceintes et allaitantes
- Aux enfants de moins de 12 ans
- En cas d’hémochromatose
- En cas de traitement antidépresseurs, traitements contre l’hypertension artérielle, antidiabétique, immunosuppresseurs et de traitements thyroïdiens
On se retrouve bientôt pour la suite de notre série sur le stress où nous aborderons donc les huiles essentielles à utiliser en situation de stress.
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