Cycle menstruel, Organisation

S’autocoacher avec son cycle menstruel

Notre cycle menstruel nous permet, chaque mois, de passer par 4 phases, de traverser 4 énergies particulières. Chacune de ces 4 énergies va nous apporter des ressources différentes et surtout complémentaires dans la gestion de projet :

  • la réflexion / planification
  • l’action
  • la communication
  • l’amélioration / finalisation.

Si tu ne connais pas les 4 phases ou énergies du cycle menstruel, je t’invite à lire l’article “Surfer sur son cycle menstruel”, dans lequel je décris la métaphore du surf qui permet d’illustrer ces 4 énergies.

Dans cet article, je t’emmène dans les coulisses de la réalisation d’un de mes projets, pour te montrer comment mon cycle menstruel vient me coacher pour faire avancer mon projet.

Le projet que j’ai choisi de te montrer correspond à un projet auquel beaucoup d’entrepreneuses sont confrontées : la création d’un nouveau produit. Ici, j’ai eu envie de créer un nouvel atelier pour expliquer aux entrepreneuses à s’organiser, tout en respectant les énergies de chacune des phases du cycle menstruel.

Quand on pense cycle menstruel et organisation, bien souvent la 1ère chose à laquelle on pense est la période des règles. Et notamment le fait que l’on est plus fatiguée et moins productive. Alors certes, je parle des solutions pour ralentir dans mes ateliers et accompagnements. Mais ce que j’aime le plus, c’est apprendre aux femmes à utiliser leurs ressources dans chacune des phases du cycle, y compris dans les phases les moins valorisées, c’est à dire les phases menstruelles et prémenstruelles.

Oui, oui, tu as bien lu, même dans ces phases, on peut tirer partie de notre énergie pour faire des choses adaptées et surtout être efficaces.

Alors, c’est parti pour un tour de cycle en mode gestion de projet.

Et on rentre directement dans le vif du sujet, puisque l’on démarre notre tour de cycle, et donc notre projet, lorsque l’on est dans l’énergie “Posée sur sa planche”, c’est à dire la phase qui correspond aux menstruations.

Quand tu as tes règles, tu peux effectivement te sentir plus fatiguée. Et, si, une fois par mois, on s’autorisait à lever le pied, à ne plus être la tête dans le guidon. Et, si, finalement, c’était plutôt un cadeau !

Tous les coach business s’accordent pour dire qu’un bon business repose sur la capacité de l’entrepreneur à, par moment, s’extraire un peu de son business, à prendre de la hauteur. Peut-être as-tu déjà entendu parlé de CEO day. C’est à dire de moments que tu planifies dans ton emploi du temps pour travailler non pas dans ton business, mais sur ton business. Souvent, on te conseille de prévoir 1 journée par semaine, par exemple.

Moi, j’ai plutôt pris l’habitude de prendre une demi journée par semaine. Chaque lundi matin, je fais ma routine hebdo, pendant laquelle :

  • je fais le bilan / planification de la semaine,
  • j’enregistre ma compta de la semaine, ce qui me permet de faire le point sur mes finances, mes dépenses / recettes à venir,
  • je relève mes indicateurs hebdomadaires
  • et je termine par un point sur la veille : lecture des newsletter et articles de presse / blog de la semaine précédente.

Par contre, au moment de mes menstruations, lorsque je suis posée sur ma planche, je peux consacrer jusqu’à 3 jours aux actions CEO. Parce que ce sont des actions qui correspondent plus à l’énergie du moment, et que je peux faire tranquillement chez moi, et même dans mon canap’, si j’en ai envie

Et donc, pendant ces jours CEO, je fais :

  • la planification mensuelle
  • la mise à jour des indicateurs mensuels
  • le point sur mes objectifs annuels, saisonniers et mensuels
  • un point sur les formations en cours
  • un point sur les projets en cours et à venir.

C’est dans cette partie “Point projet” que je vous emmène.

Lorsque je décide d’ouvrir un nouveau projet, tel que la création d’une nouvelle formation collective sur l’organisation en fonction du cycle menstruel, voici, tout d’abord, les questions que je me pose :

  • Décris moi ton projet. C’est quoi le résultat final, ce que tu veux avoir à la fin ?
    Je veux créer une nouvelle offre, à destination des entrepreneuses, pour leur apprendre à s’organiser en fonction des énergies de leur cycle menstruel.
  • Pourquoi est ce que tu veux réaliser ce projet ? Qu’est ce que ça va t’apporter ?
    Tout d’abord, la création d’une nouvelle offre est toujours une source de motivation pour moi. Ensuite, l’organisation est un sujet qui me passionne, et sur lequel je me perfectionne en permanence, et le croiser avec le cycle menstruel est, je pense, un véritable combo gagnant. Je crois aussi que c’est une vraie marge de progrès, très peu utilisée par les femmes aujourd’hui. Enfin, j’ai envie d’apporter mon aide aux entrepreneuses, mes clientes de coeur parce que forcément je me sens proche d’elles.
  • Ensuite, je t’invite à imaginer le projet terminé (donc tu as obtenu le résultat que tu voulais). Comment tu te sens ? Décris l’endroit où tu te trouves. Qu’est ce que tu es en train de faire ? Est-ce qu’il y a des gens avec toi ? Quelles émotions est-ce que tu ressens ? Qu’est ce que tu as envie de faire ?
    Lorsque je m’imagine à la fin du 1er atelier, en train de ranger la salle, je me sens fatiguée mais super fière de moi. J’éprouve surtout la fierté d’avoir aidé des femmes. Je suis également contente d’avoir orienté mon atelier sur la pratique. Elles ont pu travailler sur leur organisation, directement pendant l’atelier et pourrons en mesurer les effets dans les prochains jours puis perfectionner leur système au fur et à mesure. Et c’est quelque chose de très important pour moi, que de ne pas délivrer de la théorie, qu’on ne sait pas implémenter une fois la formation terminée. J’ai très envie de me poser chez moi, avec un bon thé, et de savourer ce succès. J’ai surtout envie de recommencer pour continuer à aider les femmes à être plus sereine dans leur quotidien.

Ensuite, je vais prendre le temps de préparer le projet., et notamment de faire la liste de toutes les tâches que j’aurai à faire pour réaliser ce projet.

Peut-être que certaines tâches se rajouteront plus tard mais j’essaye d’être la plus exhaustive possible.

Pour ce projet, les tâches que j’ai identifiées sont :

Bien évidemment, j’ai précisé, pour chaque tâche :

  • la durée estimée : c’est une information rarement précisée, et pourtant elle est indispensable si tu ne veux pas te sentir submergée. Et oui, elle va notamment te permettre de vérifier que tout ce que tu as prévu de faire passe dans ta journée, semaine, … Et n’oublie pas, c’est une estimation. Si c’est la 1ère fois que tu fais cette tâche, et que tu ne sais pas précisément le temps qu’elle va te prendre, essaye de donner un ordre de grandeur et tu affineras lorsque tu vas faire la tâche.
  • le type de tâche : ce n’est pas l’information la plus essentielle mais elle permet quand même de se mettre dans la bonne énergie pour faire la tâche. Tu n’abordes pas une tâche de la même façon s’il s’agit d’une séance de réflexion, de paramétrage informatique ou encore de prendre contact avec quelqu’un.
  • la deadline : pour t’aider à planifier tes tâches au bon moment ensuite

Voilà, la 1ère partie de réflexion et de préparation du projet est faite. Il est temps, désormais, de passer à la 2ème phase : la phase d’action.

Dans cette phase, il n’y a pas vraiment grand chose à dire. Il est simplement temps de faire ce qu’on a prévu et d’avaler sa to-do liste.

Dans cette phase, ma to-do liste est ma bouée de sauvetage, à laquelle je m’accroche pour ne pas me noyer dans l’énergie de dispersion de la prise d’élan. Savoir que je n’ai pas à réfléchir à ce que j’ai à faire, m’aide énormément à ne pas me laisser embarquer par ce qu’on appelle la procrastination active. Tu sais, quand tu fais plein de choses sauf ce que tu devrais vraiment faire.

  • prévoir des tâches courtes et surtout précises : tu dois savoir précisément ce que tu as à faire lorsque tu lis la tâche. Si ton cerveau commence à réfléchir à ce qu’il doit faire, il y a de grandes chances pour que ça lui fasse penser à autre chose.
    Dans cet exemple, une fois que j’ai rédigé le plan de la formation et que j’ai une idée plus précise des exercices de chaque phase, je vais compléter ma to-do liste pour préciser les tâches “Imaginer les exercices pratiques…” comme ça je sais à quel type d’exercice il faut que je réfléchisse.
  • préparer la tâche : il ne faut laisser à ton cerveau aucune excuse pour faire autre chose. Donc, par exemple, si tu as besoin de matériel pour réaliser une tâche, ce matériel doit être prêt et accessible au moment où tu fais la tâche. Si jamais, tu dois aller le chercher à l’autre bout de la maison, on parie combien que tu trouveras autre chose à faire sur le chemin ? Si le matériel est vraiment stocké ailleurs dans la maison, créer toi une tâche “Préparer le matériel”, ça va obliger ton cerveau à focusser sur le matériel.
    Ici, j’ai créé en amont (pendant la phase “Posée sur ma planche”) les supports de note pour ce projet (pour moi, c’est une nouvelle page dans ma base de données Offres. De cette façon, dès que j’ai une idée ou que je pense à quelque chose en lien avec ce projet, je le note au bon endroit (dans Notion, bien sûr 😉). De la même façon, j’ai deux livres, dans lesquels je m’inspire, pour imaginer les exercices pratiques. Ils sont en évidence, près de mon bureau, en permanence. Ca me permet de ne pas perdre de temps à les chercher.

Quand j’écris cela, j’ai l’impression d’être une dresseuse de cerveau. Genre “Il ne faut rien lâcher, si tu lui laisses un peu de mou, c’est foutu…”

Je te confie quelques astuces pour éviter cela :

  • prévoir des tâches courtes et surtout précises : tu dois savoir précisément ce que tu as à faire lorsque tu lis la tâche. Si ton cerveau commence à réfléchir à ce qu’il doit faire, il y a de grandes chances pour que ça lui fasse penser à autre chose.
    Dans cet exemple, une fois que j’ai rédigé le plan de la formation et que j’ai une idée plus précise des exercices de chaque phase, je vais compléter ma to-do liste pour préciser les tâches “Imaginer les exercices pratiques…” comme ça je sais à quel type d’exercice il faut que je réfléchisse.
  • préparer la tâche : il ne faut laisser à ton cerveau aucune excuse pour faire autre chose. Donc, par exemple, si tu as besoin de matériel pour réaliser une tâche, ce matériel doit être prêt et accessible au moment où tu fais la tâche. Si jamais, tu dois aller le chercher à l’autre bout de la maison, on parie combien que tu trouveras autre chose à faire sur le chemin ? Si le matériel est vraiment stocké ailleurs dans la maison, créer toi une tâche “Préparer le matériel”, ça va obliger ton cerveau à focusser sur le matériel.
    Ici, j’ai créé en amont (pendant la phase “Posée sur ma planche”) les supports de note pour ce projet (pour moi, c’est une nouvelle page dans ma base de données Offres. De cette façon, dès que j’ai une idée ou que je pense à quelque chose en lien avec ce projet, je le note au bon endroit (dans Notion, bien sûr 😉). De la même façon, j’ai deux livres, dans lesquels je m’inspire, pour imaginer les exercices pratiques. Ils sont en évidence, près de mon bureau, en permanence. Ca me permet de ne pas perdre de temps à les chercher.

Quand j’écris cela, j’ai l’impression d’être une dresseuse de cerveau. Genre “Il ne faut rien lâcher, si tu lui laisses un peu de mou, c’est foutu…” 🤣🤣🤣

Dans cette phase de Prise d’élan, j’avais prévu de faire les tâches de :

  • rédaction du plan
  • définir les exercices pratiques que je voulais proposer
  • faire la liste des supports que je devrais créer ensuite.

Et c’est ce que j’ai fait !

Dans mon exemple, ce n’était pas le cas, mais si, dans ton projet, tu as des tâches qui te font un peu peur, l’énergie de la prise d’élan va également t’aider donc n’hésite pas à planifier ces tâches dans cette phase.

La phase “Debout sur sa planche” est la phase de communication, celle pendant laquelle notre attention est entièrement tournée vers les autres. C’est une phase où notre empathie est particulièrement amplifiée. C’est pourquoi, j’ai planifié les tâches liées à la communication dans cette phase :

  • trouver un nom,
  • préparer la communication, et identifier les informations sur lesquelles je veux communiquer à propos de cet atelier : ce que ressentent mes clientes idéales, ce que je peux leur apporter avec cet atelier, qu’est ce qu’elles vont pouvoir faire concrètement pendant l’atelier et après, …

Je profite aussi de cette énergie de relation pour réfléchir à ce que je veux laisser à l’issue de l’atelier. Et donc, je connecte avec mes clientes idéales pour savoir ce dont elles auraient besoin pour que l’atelier leur soit vraiment utile. Qu’est ce qui feraient l’effet “waouh” pour elle ?

J’ai également commencé à préparer mon support de prise de note, pendant l’atelier, pour noter toutes les informations importantes sur les participantes, ainsi que leurs questions. Ca fera partie de la connexion que j’aurais avec elles pendant l’atelier et ça me permettra de les guider au mieux.

Lorsque je suis dans cette énergie, j’aime aussi beaucoup m’imaginer en train de donner l’atelier. Ca me permet de noter les messages importants que j’ai envie de faire passer, la manière dont j’aimerais que se passe l’atelier et des questions auxquelles je pense, que les participantes pourraient se poser.

C’est la phase de finalisation du produit. Je vais pouvoir :

  • terminer les tâches que j’avais commencées dans les phases précédentes.
  • relire et corriger les documents déjà préparés.

Et surtout, c’est la phase de créativité par excellence. C’est donc dans cette phase que j’ai planifié toutes les tâches de création des supports de formation.

Ce sont plutôt des tâches qui demandent du temps et de la concentration, donc je vais pouvoir travailler en mode batching sur ces tâches. C’est vraiment un mode de travail que j’apprécie dans la phase du tube (mais pas du tube en prise d’élan par contre 😝).

Et voilà, après ce tour de cycle, mon atelier est finalisé et prêt à être testé.

Il me reste uniquement à faire un bilan en phase Posée sur ma planche pour valider que cette partie est bien terminé et, peut-être, démarrer une nouvelle étape du projet. Par exemple, l’organisation de la phase de test.


Si cet article t’a plu, je t’invite à télécharger la 1ère pièce d’or du trésor de ton organisation, le template Notion “La tout-doux liste” :

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